Georges CLEMENCEAU écrit en 1928 : (…) De quels tourments Durand-Ruel sauva Monet en lui permettant d’être et de demeurer lui-même à travers toutes entreprises des coalitions de médiocrités ! Grâces lui soient rendues. 

Eugène BOUDIN à Durand-Ruel : Deauville, le 2 octobre 1885 : (…) Croyez que je serais très heureux de vous voir surmonter les difficultés de la situation et de vous voir mener à bien une entreprise si ardue que celle d’apporter à la lumière des talents nouveaux et de les faire accepter d’un public aussi difficile qu’est le nôtre. Nous serions tous de grands ingrats si nous méconnaissions les services que vous nous rendez et les efforts que vous tentez dans notre intérêt commun.  

Claude MONET déclare à René Gimpel en novembre 1918 : (…) Il n’y a qu’une personne à qui je doive quelque chose, c’est à Durand-Ruel qu’on traitait de fou et qu’à cause de nous l’huissier a failli saisir.(…) 

Claude MONET raconte à Marc Elder en 1924 : Sans Durand, nous serions morts de faim, nous tous les impressionnistes. Nous lui devons tout. Il s’est entêté, acharné, il a risqué vingt fois la faillite pour nous soutenir. La critique nous traînait dans la boue ; mais lui, c’est bien pis ! On écrivait : Ces gens sont fous, mais il y a plus fou qu’eux, c’est un marchand qui les achète !

Camille PISSARRO écrit à sa nièce Esther Isaacson, le 4 janvier 1881 : (…) Durand-Ruel, un des grands marchands de Paris, est venu me voir et m'a pris une grande partie de mes toiles et aquarelles, et me propose de prendre tout ce que je ferai. C'est la tranquillité pour quelque temps, et le moyen de faire des oeuvres importantes.

Auguste RENOIR, l'un des amis les plus proches de Paul Durand-Ruel, lui écrit en novembre 1885 : (…) Ils [le public, la presse et les marchands] auront beau faire, ils ne vous tueront pas votre vraie qualité: l'amour de l'art et la défense des artistes avant leur mort. Dans l'avenir, ce sera votre gloire.